M-C, le commencement

Le commencement !

 

Je suis née à Poitiers en juillet 1950 et j'ai vécu dans ses arrondissements au milieu d'une famille partagée. En effet, mon père nous a abandonné, quand nous étions très jeunes. Nous étions 5 frères et soeurs et maman a du jongler pour nous élever convenablement. J'ai grandi heureuse au milieu de mes 2 soeurs et mes 2 frères. Nous n'avons pas trop ressenti cette absence, sauf peut-être en ce qui concerne l'argent au foyer mais ça ne nous préoccupait pas davantage...

Quand j'ai atteint mes 16 ans, j'ai commencé à sortir avec ma soeur cadette, ce n'était pas ma tasse de thé mais je le faisais parce qu'elle n'aurait pas pu sortir et ça m'arrangeait parce qu'en échange elle faisait mes corvées...je sais, c'est pas sympa, mais c'est comme ça, lol...

J'ai rencontré mon premier et unique amour, j'avais 17 ans... Nous sommes tombés amoureux aussitôt. On parle de coup de foudre et c'est vrai que s'en fut un !!! Nous nous voyions tous les jours et trouvions même le moyen de nous écrire. Un jour, Alain a reçu la lettre que je lui envoyais alors que j'étais chez lui avec lui. Ce courrier a bien fait rire sa mère...

Quand Alain fut appelé pour passer ses 3 jours de préparation au service militaire, j'étais anéantie de le voir partir pour "si longtemps". Ce ne fut pas le cas d'ailleurs, il a pu être libéré le jour même et le soir, il était à ma porte pour me faire la surprise, au grand contentement de maman qui ne savait plus que faire pour me consoler. Tout ça pour vous montrer la profondeur de notre amour alors qu'il n'en était qu'à ses prémisces...

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Deux ans après, nous nous mariions et l'annèe suivante, notre premier enfant naissait. Nous en voulions quatre, nous en avons eu quatre... Quatre garçons qui ont toujours été là, à m'épauler après son départ....

Le temps est passé avec ses rires et ses pleurs, ses drames et ses bonheurs, la vie quoi. Est arrivé le moment du départs des enfants, nous nous sommes retrouvés tous les deux, mais nous n'en étions pas moins heureux.

Nous étions même étonnés de voir que notre amour allait plutôt grandissant alors qu'on sait tous, qu'en général, quand on arrive à 50 ans, l'amour s'émousse et laisse le pas au train train de la vie.

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Alain venait d'être opéré à coeur ouvert et j'avais arrêté de travailler pour être avec lui. Seulement, la vie n'en a pas décidé comme ça et un matin de mars, il a commencé à se plaindre de douleurs dans le bas ventre. Bien sur, des gastroentérites trainaient, normal en mars et nous avons mis ces douleurs sur le dos de la gastro. Alain en avait un peu marre de tous ces médecins qu'il n'appréciaient pas beaucoup, entre parenthèse. Aussi n'a-t-il pas voulu aller voir le Docteur Bertheuil.

Mais le mercredi suivant, il est rentré à midi bouillant de fièvre et plié en deux. Je me suis fachée et il a consenti à ce que je prenne rendez-vous... mais le soir car il lui fallait aller donner des ordres sur son chantier. Il était chef de chantier et Alain était de la race des hommes qui avaient de la conscience professionnelle. Quand il est rentré, nous sommes allés dans le cabinet du médecin qui l'a envoyé tout de suite à l'hopital. Le lendemain on l'opérait pour une suspicion d'appendicite qui s'est avérée être un abcès sur un diverticule de l'intestin.

Alain a souffert pendant 8 jours. Puis ça a semblait s'arranger, la fièvre est tombée, il n'avait plus mal, il se promenait dans les couloirs de l'hôpital plaisantant avec les infirmières. La veille, il était en super forme, j'espérai même qu'il sortirait le vendredi suivant. Pourtant un matin, on m'a appelée pour me prévenir qu'on devait le réopérer, ça n'allait pas, il avait une éventration. L'intestin fragilisé avait cédé. A 12 h on l'emmenait, je lui disais au revoir, avec appréhension... à 14 h 30, ma vie s'arrêtait, il était parti.... suite

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